Près de six mois que je suis à la recherche de mes ancêtres et déjà environ 1350 personnes identifiées en France, en Belgique et au Luxembourg grâce aux possibilités qu'offrent internet et les archives départementales numérisées, mais aussi le site Geneanet auquel je me suis inscrit. Alors j'ai pu remonter dans le temps jusqu'au milieu du dix-septième siècle et découvrir des aïeux jusqu'à dix générations parfois. Puis j'ai cherché des cousines et cousins de germains, surtout avec mon patronyme : Lesquoy ou Lesquois (plus de trois cents personnes identifiées) mais aussi avec celui de ma mère : Mangenot, dont beaucoup d'ancêtres sont lorrains, originaires de Bouxières-sous-Froidmont, près de Pont-à-Mousson. 

Au fil de mes recherches j'ai découvert que plusieurs ancêtres sont décédés pendant la guerre de 1914 - 1918. Ainsi, Victor Moïse Louis Calon, époux de ma grande-tante Marie-Louise Mangenot (que j'ai rencontrée dans les années 60 à Pont-à-Mousson), est mort au combat à 30 ans à Vienne-le-Château, dans la Marne (près de Clermont-en-Argonne) le 23 octobre 1914, alors que son épouse était enceinte. Les documents officiels précisent que mon grand-oncle, né le 6 août 1884 à Sebourg, brigadier au 42ème R.A.C. (Régiment d'Artillerie de Campagne), est enterré à la Nécropole Nationale de Saint-Thomas-en-Argonne, tombe 3043, parmi plus de 8000 soldats français. Son nom figure parmi les Morts pour la France sur les monuments de Cons-la-Grandville (il était jardinier au château de la famille Lambertie) et de Lexy (où il demeurait avant la guerre et où il a rencontré la soeur aînée de mon grand-père Maurice Mangenot).

Hier je me suis donc rendu en moto à Vienne-le-Château, à près de 100km de Jarny, par un temps splendide qui donnait évidemment envie de rouler. La Nécropole se trouve à la sortie du village vers Binarville mais est plutôt mal signalée. De l'autre côté de la route se dresse le monument aux morts de la Gruerie. Des milliers de croix se présentent à moi alors je me décide à lire les premiers rangs. Coup de "chance", je suis du bon côté du cimetière et trouve assez vite la sépulture n°3043. Et là, surprise, je lis "Galon Gaston, 12ème R.A.". Ce ne serait donc pas mon grand-oncle qui serait enterré là? Quelque peu désappointé, je réalise, en sortant du cimetière, qu'un coffre encastré dans le mur d'enceinte contient un registre alphabétique des soldats présents ici et je lis "CALON Victor Moïse Louis, 42ème R.A.C., 23/10/1914, tombe 3043". Alors d'où provient l'erreur? Mystère! Je vais essayer prochainement d'en savoir davantage en contactant le Pôle des Sépultures de guerre et des hauts lieux de la mémoire nationale, basé à Metz.

Après un petit tour dans le joli village de Vienne-le-Château, j'ai poursuivi ma route vers le Nord, un peu au hasard, vers Binarville, Servon-Melzicourt, Ville-sur-Tourbe, Berzieux puis Sainte-Ménehould, où j'ai choisi d'emprunter l'autoroute A4 sur une soixantaine de km, histoire de faire un peu mouliner les 600cc de ma Suzuki GSR... et d'en prendre plein la poire, à vouloir me tirer la bourre avec des grosses berlines allemandes... Alors je suis sorti à Fresnes-en-Woëvre , à 25 bornes de Jarny, pour reprendre mes petites routes de campagne préféres jusqu'à Jarny. 222km en tout entre 13h45 et 17h45, 18,5 euros de SP98 et 2,40 euros de péage : pas si économique que ça, la balade!

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