"Activités nautiques interdites par arrêté municipal du 27 mars 2017"

Ce panneau trône depuis quelques mois à l’entrée du chemin du Beau rivage à Marseillan, à l’endroit où les adeptes de kitesurf avaient pris depuis pas mal d’années l’habitude de stationner pour pouvoir pratiquer leur sport favori sur cette partie de l’étang de Thau idéalement peu profonde.

Manifestement cela dérangeait du monde et sans doute surtout les riverains, peut-être aussi quelques écologistes, suffisamment influents en tous cas pour faire adopter un arrêté en Conseil municipal. Je fréquente le site de Maldormir (le mal nommé ?) depuis 1983 et j’y ai pratiqué la planche à voile au milieu des années 80 avant que l’accès ne soit interdit par de gros blocs de pierre du côté du canal des Allemands, sans explication connue à l’époque.

Trente ans plus tard l’histoire se répète, avec semble-t-il comme nouvel argument la protection de la nature, là où des gens ont construit toutes sortes d’habitations depuis au moins un demi-siècle, sans forcément respecter l’environnement ni toujours demander de permis de construire, à observer les affreux cabanons et autres vieilles caravanes rencontrées le long des chemins.

A Maldormir, une petite balade de moins d’une heure offre aux regards tout et n’importe quoi, enfin ce qui est visible au bord du chemin du Beau rivage ou du chemin des Pradels. Et ce matin j’aurais eu de quoi remplir un sac poubelle, voire une benne à ordures ! Mais je n’avais que mon matériel photos, alors j’ai zoomé toutes sortes de saletés. A les observer, je doute fort que les kitesurfeurs soient les plus gros pollueurs du site, même si quelques bouteilles ont pu être négligemment abandonnées ici ou là.

Alors si la commune de Marseillan se targue de vouloir protéger la faune et la flore de l’étang, en entourant quelques ares d’une clôture et en interdisant le stationnement, elle devra aussi montrer qu’elle engage les moyens pour dépolluer le site et pour faire respecter la nature par les propriétaires du coin ou les locataires saisonniers.

Je crains fort qu’en la circonstance les pratiquants du kitesurf ne soient que des boucs émissaires et que l’on ait cherché qu’à protéger avant tout la tranquillité de riverains bien installés… et pas celle des quelques oiseaux qui, à cet endroit, risquent plus de mourir d’avoir ingéré du plastique que d’avoir été percutés par une aile de kite !

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