C'était la balade à ne pas manquer ce jeudi. Enfin un peu de soleil le matin en Lorraine, après une semaine de pluie continue, et des températures s'approchant vers 13h d'un nombre à deux chiffres! Bon, encore fallait-il ne pas avoir à bosser... et ne pas avoir remisé la bécane pour l'hiver et suspendu l'assurance. Et puis toujours cette menace de confinement qui plane... Bref, j'avais coché toutes les bonnes cases. Plus qu'à tester le pantalon et le blouson en cuir Furygan (pas enfilés depuis un an), les combis intégrales aérées Vidalsports ou Alpinestars n'étant pas vraiment adaptées à l'hiver. Bon, le petit régime du mois de janvier ("dry"...) commence à produire ses effets et la taille 42 est de nouveau la bienvenue. La 600GSR Suzuki trépigne depuis six semaines dans le garage, alors elle ne rechigne pas à la première pression sur le démarreur. Plus qu'à choisir de sortir de ma cour vers la gauche ou la droite.

Allez, cap à gauche (tendance naturelle chez moi...) vers Mars-la-Tour, Chambley et le Rupt de Mad. Les routes ont eu la nuit et la matinée pour sécher, sauf en forêt. Le radar de chantier est toujours en place avant le viaduc de Waville et n'a pas (encore) été repeint en rouge ou en vert... Ruisseaux et rivières débordent un peu partout, l'eau affleurant parfois la chaussée. Je file ensuite vers Thiaucourt, Essey-et-Maizerais et Saint-Baussant. Le soleil est depuis longtemps caché par une belle couverture nuageuse mais la butte de Montsec se détache bien à l'horizon. Passé Richecourt, j'aperçois deux chevreuils à environ 200m sur ma gauche. Pour une fois, j'ai embarqué dans la sacoche de réservoir mon APN Canon 700D et le zoom Canon 55-250mm STM. Le temps de m'arrêter sur le bas-côté et de dégainer, les deux cervidés m'ont repéré (je n'ai pas coupé le contact) et commencent à prendre le large. Allez, en mode rafale à 1600ISO, j'ai réussi à prendre quelques clichés.

Le monument du Montsec est toujours en travaux: ravalement sur une vingtaine de mètres de haut, réfection des joints, les ouvriers ne chôment pas, la bouille au vent. Masque chirurgical bien sûr inutile! Peu de touristes ce jeudi en territoire américain, mais quelques VTTistes, crottés jusqu'aux fesses et au-delà parfois. Je repars par Woinville et Heudicourt et mets le cap sur le port de Nonsard, où je stationne une demi-heure, en contemplation devant le lac de Madine, plat comme une galette (ou plutôt comme une crêpe en ces temps de chandeleur). Deux cygnes, dont le vol lourd s'entend à plus de 500m à la ronde, m'offrent l'occasion de prendre encore quelques photos, exécutant un joli pas de deux... ailes à moins de 100m de moi. Personne sur l'eau, le port est en sommeil. Brin de causette avec un promeneur nancéen, motard par ailleurs, qui découvrait l'endroit.

Je prends le chemin du retour par Saint-Benoît et Chambley Planet'Air, enfilant avec gourmandise les jolis virages derrière la base aérienne. Après deux heures trente de balade et 115km sur la route je suis à Jarny pour le café. Moi, ça me suffit. Pas besoin de vider un réservoir et de mettre la poignée dans le coin (même si je me suis permis quelques petites pointes à trois chiffres) pour prendre du plaisir. Plus qu'à espérer que 2021 offre autant d'occasions de rouler que l'année passée, où j'ai pu avaler, malgré les confinements, environ 4500km.

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