Aujourd'hui 11 mai 2020 est pour la plupart d'entre nous le jour du début du déconfinement. Mais pour moi, c'est d'abord le 94ème anniversaire de ma défunte mère, qui a quitté ce monde le 29 mars 2016. Alors j'ai eu envie de reprendre la publication de son journal avec ces quelques pages écrites il y a tout juste cinquante ans. Après une interruption de quelques mois, fin 1969, ma mère a de nouveau raconté son quotidien, partagé entre son travail de femme de ménage aux quatre coins de Longuyon, ses courses, la tenue de ses comptes et l'entretien de notre petite maison de la rue Albert Lebrun. Mes deux frères ont autour de 21 et 23 ans. L'un effectue son service militaire à Etain, l'aîné travaille à Usinor. Et moi je suis en classe de Seconde au lycée de Longwy puis rentrerai en 1ère C en septembre. 

En relisant ces lignes, j'ai réalisé que l'hiver 1970, autour de la fête de Sainte-Agathe, avait été particulièrement froid et neigeux. Les forains n'ont pas été gâtés. Après l'école et le week-end, je les aidais en effectuant leurs courses et en montant la confiserie de Gustave Scemama, et puis en ramassant les tickets du manège d'avions de Jean Mazure. Histoire de gagner quelques francs. Cette année-là, les parents de mon ami d'enfance Gérard Silvestre m'ont prêté un électrophone. Et puis j'ai pu m'acheter un magnétophone à bandes Philips! Abonné au journal de Tintin, je participais à des jeux et gagnais parfois de beaux lots!

Mes deux frères, eux, vivent des choses de leur âge et forcément plus palpitantes et s'apprêtent à quitter la maison, l'un fin 1970 et l'autre l'année suivante. Mon oncle Dédé, militaire de carrière, part avec femme et enfants, pour deux années à Dakar.

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