Voici la suite des écrits de ma mère : une soixantaine de jours entre le 2 mars et le 1er mai 1968. J'avoue que j'ai appris des choses en lisant cela ce matin en détail pour la première fois, sur mes frères, qui sortaient beaucoup les week-end... et sur moi, à l'aube de mes quatorze ans. Les bulletins météo sont toujours assez fournis aussi, comme les bulletins de santé. Je n'ai pas eu besoin de censurer grand chose, à part des propos sur une maison où ma mère effectuait le ménage... et dont la patronne était un peu portée sur la boisson.

J'ai ajouté quelques notes explicatives, notamment à propos de M. Lallouette, commerçant en mercerie et bonneterie à Longuyon où j'allais bosser tous les vendredis vers midi en sortant de l'école depuis l'âge de huit ans pour l'aider à ranger culottes, chaussettes, gants... et pour gagner un peu de sous. Je crois me souvenir qu'au début, il me donnait vingt francs (anciens...). Ce 1er mai 1968, je suis parti avec lui toute la journée à la foire à Stenay dans son Estafette Renault : quelle aventure! La famille Lallouette avait une fille qui a épousé M. Pol Gérard, commerçant en instruments de musique à Longuyon. 

Bon, on pourra lire aussi que notre chatte Minouche avait le feu aux fesses : soixante douze chatons en douze ans quand même... Allez, bonne lecture!

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